CE MAL DU SIECLE – LE MAL DE DOS

Elle coûte 1 milliard d’euros pour les entreprises par an, les secteurs les plus touchés étant le BTP, l’agroalimentaire et les services à la personne. 

En Bref

L’expression « en avoir plein le dos » n’a jamais été autant d’actualité, le mal de dos étant considéré comme un problème de santé publique, principalement lié au fait de sa fréquence d’apparition (2/3 des salariés sont ou y seront confrontés).

Il touche toutes les professions à plus ou moins grande échelle, mais un salarié du BTP sera d’autant plus exposé à ce fléau qu’un professeur des écoles (conduite d’engins, manutentions de charges lourdes, mauvaises postures, gestes répétitifs…).

Quelques chiffres

Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il représente un coût non négligeable, en effet on a recensé pas moins de 167 000 accidents du travail lié à la lombalgie en 2015 et ces chiffres ne cessent de croître. Elle représente environ 20% des accidents du travail, contre 13% il y a 10 ans.

Elle coûte 1 milliard d’euros pour les entreprises par an, les secteurs les plus touchés étant le BTP, l’agroalimentaire et les services à la personne. 

On estime que dans certains pays occidentaux, les coûts en résultant seraient proches de 1% du PIB.

Comment prévenir ce fléau dans les entreprises ?

L’entreprise a tout intérêt à prévenir les lombalgies, génératrices de moindre performance des salariés, voire d’arrêt maladie. De leur côté, les salariés sont protégés par le code du travail qui impose à l’employeur l’obligation de préserver la santé physique et mentale de son personnel (article L. 4121-1).

Concrètement, il faut envisager 

  • La diminution du poids unitaire des charges. La mécanisation lorsque cela est possible (chariots, diables, poignées ventouses, exosquelettes…)
  • Des aménagements de l’espace pour faciliter le travail (limitation de la hauteur des charges, positionner les postes de travail à bonne hauteur afin d’éviter une flexion répétée du tronc…)
  • Une meilleure organisation du travail(rotation et alternance des tâches, pauses régulières…) 
  • Une formation des salariés à la réduction des risques liés à la manutention et aux gestes et postures (formation PRAPE, sensibilisation…)

Antoine CARINI 
Conseiller en Prévention
DCE France

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